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Un regard clair sur l'actu Apple, les rumeurs en moins...






 


Millionnaire à 25 ans. Milliardaire à 45...Steve Jobs!

Samedi 2 Janvier 2010 - 19:12



Millionnaire à 25 ans. Milliardaire à 45...Steve Jobs!
Rock star. Patron. Gourou. Jésus. En deux mots, Steve Jobs, icône en col roulé noir, jean 501 délavé et baskets, son uniforme depuis plus de trente ans. Autres signes distinctifs : chauve, barbe de trois jours, regard noir, 1,88 mètre, 54 ans. Le seul chef d’entreprise à bénéficier d’un culte planétaire, centré autour d’une marque mythique, presque une secte, Apple. Le seul P-DG au monde à être revenu d’entre les morts – deux fois. Le seul industriel au monde à avoir révolutionné quatre secteurs, l’informatique (le Mac II), le cinéma (Pixar, acheté 10 millions de dollars à George Lucas en 1986, revendu 7,5 milliards à Disney vingt ans plus tard), la musique (iTunes et iPod) et la téléphonie mobile (iPhone), tout en chamboulant la vie de centaines de millions de clients. Un des très rares dirigeants, aussi, à n’avoir accordé qu’une poignée d’interviews en trois décennies.

Millionnaire à 25 ans. Milliardaire à 45. Quarante-troisième fortune des Etats-Unis. Chassé comme un paria d’Apple en 1985, «par une conspiration du conseil d’administration», selon un ancien. Soutien de Bill Clinton, qu’il a reçu chez lui à dîner. Fan des sixties et ex-amant de Joan Baez, «malheureusement trop vieille pour porter mes enfants». Consommateur de LSD – «l’une des expériences les plus marquantes de ma vie». Père de quatre enfants, dont Lisa, l’aînée, qu’il a reconnue tardivement, avant de donner son prénom à l’une de ses machines. Marié en 1991 à Laurene, grande, blonde, californienne. Heureux. D’autres s’arrêteraient là. Pas lui. Comme le dit un célèbre slogan publicitaire de la firme à la pomme, Jobs «pense autrement». Et agit de même. Depuis octobre 2003, le génie de l’informatique se bat contre l’un des plus meurtriers des cancers, celui du pancréas (35 000 morts par an aux Etats-Unis, la majorité en moins de six mois). D’abord à sa façon. Après le premier diagnostic, ce bouddhiste fervent et végétarien, à qui il arrive de se nourrir de carottes râpées sans sauce durant plusieurs jours, a décidé de lutter contre sa maladie uniquement par l’alimentation, malgré l’angoisse de ses proches et le pessimisme de ses médecins. Il a tenu six mois à ce régime, avant de se rendre à l’évidence : il ne triompherait pas seul. Opéré le 31 juillet 2004, le fondateur d’Apple n’a informé qu’ensuite ses 22 000 salariés de son «problème de santé», se déclarant «guéri» le 1er août 2004 et provoquant ainsi une belle frayeur rétrospective à Wall Street, où «Steve Jobs est Apple et Apple est Steve Jobs». Sa tumeur entrait dans le 1 % des cancers pancréatiques opérables...

LA SECTE APPLE

Pour une fois, il s’est trompé. Il n’est pas guéri. Mais il continue de se battre. Ce fou du contrôle absolu, maniaque du secret, peine à maintenir le silence sur son état physique. «La Bourse, les actionnaires et les investisseurs réclament des précisions. Le 5 janvier 2009, au moment où il annonce à la “communauté Apple” son retrait “pour quelques mois” de la présidence opérationnelle, l’action Apple s’est effondrée de 10 %», se souvient un analyste new-yorkais. Rumeurs et spéculations ont provoqué l’impensable : la publication en août 2008, par l’agence financière Bloomberg, de la nécrologie du patron d’Apple. «Comme aurait dit Mark Twain, les nouvelles concernant ma mort sont très exagérées», aurait déclaré, pince-sans-rire, mister Jobs dans les heures qui ont suivi ce couac. Il n’empêche. Les plus grands médias américains continuent de harceler le groupe pour obtenir des informations sur la santé du maître, scrutant son teint et sa perte de poids à chacune de ses rares apparitions publiques. En vain. Jusqu’en août 2009, où le «Wall Street Journal» révèle la greffe du foie subie quatre mois plus tôt par le P-DG dans un hôpital du Tennessee.
Comme toujours méticuleux, Steve Jobs avait passé de longues semaines à ausculter les statistiques fédérales hospitalières. Objectif ? Identifier le centre de transplantation où les délais semblaient les moins longs. Et voilà comment, en col roulé et jean noir, ce patient hors normes a acheté une maison à Memphis, capitale de l’Etat du Tennessee, et attendu un donneur. «C’était un jeune homme de 20 ans, mort dans un accident de voiture. Je souhaite que chacun de nous puisse être aussi généreux et devenir donneur d’organes», a déclaré Jobs, amaigri, émacié, mais bien vivant, le 9 septembre dernier, devant 300 personnes réunies au Yerba Buena Theater de San Francisco lors de la cérémonie annuelle de la «Keynote». L’année précédente, le patron avait manqué pour la première fois cette réunion traditionnelle où les prochains produits Apple sont dévoilés dans une ambiance de grand-messe qui, selon un témoin, «frise l’hallucination collective».
«Ma troisième histoire concerne la mort. A 17 ans, j’ai lu une citation qui disait : “Si vous vivez chaque jour comme le dernier, un jour, vous aurez raison.” J’y pense tous les matins depuis trente-trois ans. Me souvenir que je mourrai bientôt est l’aiguillon le plus important que j’aie trouvé pour m’aider à décider les grands choix de ma vie. Se rappeler que vous êtes mortel est le meilleur moyen d’éviter le piège de penser qu’on a quelque chose à perdre. Fierté, peur de l’échec ou du ridicule, tout s’efface devant la mort. Votre temps est compté. Ne le perdez pas à vivre la vie d’un autre.» Ces mots graves ont été prononcés devant une foule compacte d’étudiants respectueux, fascinés et muets, le 12 juin 2005, à l’université Stanford.

UN HOMME COMPLEXE

Un discours simple pour un homme complexe, adopté à sa naissance et qui n’a retrouvé sa mère biologique et sa sœur – Mona Simpson, une des romancières américaines les plus encensées de sa génération – qu’arrivé à l’âge adulte. Si compliqué que les experts l’ont divisé en deux : «Good Steve» et «Bad Steve». Le mec cool et sympa, qui tutoie tout le monde et n’a qu’un bureau modeste au quatrième étage du «campus» Apple, à Cupertino, en Californie. L’inventeur surdoué, qui se met à la place de ses clients et leur concocte des produits aussi beaux à l’intérieur qu’à l’extérieur («Les entrailles des ordinateurs sont esthétiquement sublimes même si personne ne les voit», confie un ancien de la maison). L’auto didacte qui, ayant quitté l’université après un trimestre, a déposé en trente ans 139 brevets personnels quand son grand rival Bill Gates, pourtant assez calé en informatique, n’en compte que 2 à son actif. Le perfectionniste, qui parle toujours du prochain produit «démentiellement génial».
Et le tyran colérique et intolérant, qui insulte les candidats lors des entretiens d’embauche et leur demande d’un ton exaspéré à quel âge ils ont perdu leur virginité, en attendant qu’ils craquent et s’en aillent. Le boss méprisant qui vire ses subalternes en une seconde, parfois dans l’ascenseur, au point que, chez Apple, l’expression «to be Steved» signifie être licencié. Le dingue de l’omerta, qui fait placer des draps noirs sur les ordinateurs de ses salariés, installe des feux tricolores à l’entrée des bureaux et inspire tant de terreur qu’un jeune employé d’un sous-traitant chinois s’est suicidé après avoir égaré un prototype de l’iPhone.
L’homme qui vaut 5 milliards de dollars a aussi réussi à ressusciter Apple, au bord de la faillite lorsqu’il en a miraculeusement repris les rênes en 1997, après douze ans d’exil. Le challenger du géant Microsoft a quand même éliminé IBM des écrans radars et fait du fabricant des 228 millions d’iPod vendus à ce jour une entreprise qui pèse 170 milliards de dollars, plus rentable que Google et riche de 34 milliards de cash, soit davantage que la capitalisation boursière de Dell. Malade, absent, reclus, Steve Jobs a signé en 2009, année de crise majeure, l’une des plus belles performances boursières de ces temps de récession, avec une hausse de 134 % du cours de l’action Apple depuis le 1er janvier – à comparer avec les + 58,4% de Microsoft. Son iPhone, le «smartphone» le plus cher du marché, s’est déjà vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, devançant tous ses concurrents. De quoi réduire au silence les «bozos», les ploucs, enfin le reste de l’humanité, en langage Jobs. Ceux qui n’ont pas, comme lui, «changé le monde». Quatre fois.

Source p.match.com



1.Posté par fritsch le 23/04/2010 13:04
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