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À la découverte de Pompéi avec l’iPad...

Mardi 5 Octobre 2010 - 14:44



Sur le terrain, le chercheur Kevin Dicus utilise FMTouch pour consigner dans la base de données ses observations sur la construction d'un puits. En l'absence d'électricité dans les tranchées, l'autonomie longue durée de l'iPad fait merveille pour la
Sur le terrain, le chercheur Kevin Dicus utilise FMTouch pour consigner dans la base de données ses observations sur la construction d'un puits. En l'absence d'électricité dans les tranchées, l'autonomie longue durée de l'iPad fait merveille pour la
L’archéologue Steven Ellis et son équipe utilisent l’iPad pourvu d’apps telles que Pages, FMTouch, iDraw, OmniGraffle et Photos, afin de recueillir des données historiques d’une valeur inestimable dans les fouilles de Pompéi. “Le fait que mon équipe puisse à la fois saisir du texte et dessiner à l’écran, mais aussi consulter toutes les données intégrées précédemment, en fait la solution tout-en-un idéale”

À Pompéi, le plus long chantier de fouilles archéologiques au monde, l'iPad est en train de révolutionner le travail des scientifiques sur le terrain. Au lieu de prendre des notes et de faire des croquis sur papier, les chercheurs utilisent désormais l'iPad et des apps pour saisir plus rapidement et plus facilement des données historiques d'une valeur inestimable et cela avec un degré d'exactitude bien supérieur.

Des données fouillées
Pour le Dr Steven Ellis, qui dirige les fouilles archéologiques menées par l'université de Cincinnati à Pompéi, la découverte la plus significative de cette année sur le site aura sans doute été l'iPad. Il estime que l'introduction de six iPad sur place a aidé son équipe à résoudre un des problèmes les plus épineux du travail archéologique de terrain : comment enregistrer de façon efficace et précise les informations complexes auxquelles on est confronté dans les tranchées.

Aujourd'hui, la plupart des archéologues recueillent des données sur leurs sites de fouilles comme d'autres l'ont fait avant eux au cours des trois derniers siècles. "Tout se fait avec un papier et un crayon, nous explique le Dr Ellis. Il faut dessiner sur papier, ou sur des fiches préimprimées dotées de cases. C'est un problème, car toutes ces pages risquent de se perdre en avion, de disparaître dans un incendie, de prendre l'eau, de s'abîmer ou tout simplement d'être rédigées dans une écriture illisible. Et de toute façon, il faudra à un moment ou à un autre les numériser ou les transférer sur ordinateur."

Bien que les ordinateurs portables offrent une solution sans papier, les archéologues de terrain les utilisent rarement dans les tranchées, car leur taille, leurs modes de saisie limités, leur autonomie et leur vulnérabilité face à la poussière et à la chaleur les rendent peu adaptés aux difficiles conditions d'un chantier de fouilles.

L'iPad sur prescription
Mais Steven Ellis, professeur assistant d'études classiques à l'université de Cincinnati, était déterminé à trouver un meilleur moyen de recueillir des données pour son actuel projet, qui consiste notamment à fouiller, sous le niveau du sol, tout un quartier proche de la voie principale de Pompéi. En compagnie d'une équipe de 35 chercheurs triés sur le volet, il espère apprendre, à partir des modèles de reconstruction sous-jacents aux bâtiments, comment vécurent les familles pompéiennes de la classe moyenne au cours des deux millénaires ayant précédé l'éruption volcanique qui ensevelit la ville en 79 ap. J.-C.

"J'ai eu la chance d'obtenir l'autorisation de fouiller tout un quartier, confie Steven Ellis. Cela me donne une occasion inespérée d'étudier non pas un simple bâtiment, mais l'évolution, au fil du temps, de tout un groupe de familles."

L'idée d'utiliser l'iPad pour recueillir les considérables données qu'allait générer le projet est venue d'un collègue de Steven Ellis, de l'université de Cincinnati : John Wallrodt, expert en bases de données numériques pour les projets archéologiques. Il avait examiné la possibilité d'utiliser diverses tablettes pour les recherches sur le terrain. Toutefois, les résultats n'avaient guère été concluants. Mais lors de l'introduction de l'iPad, en janvier 2010, il a tout de suite compris que c'était exactement ce qu'il leur fallait. Il en énumère les qualités : "parfaitement portable, sans parties mobiles, doté d'un écran Multi-Touch et d'une autonomie qui dure toute une journée de travail, l'iPad était pratiquement fait sur mesure pour répondre à nos besoins."

Steven Ellis ajoute, "Cette capacité à saisir tant d'informations disparates permet de tout consigner : depuis les éléments architecturaux jusqu'aux écailles et arêtes de poisson, en passant par le déroulement des événements. Le fait que mon équipe puisse à la fois saisir du texte et dessiner à l'écran, mais aussi consulter toutes les données intégrées précédemment, en faisait la solution tout-en-un idéale."

Cumul de fonctions
Les fouilleurs utilisent généralement quatre types de documents sur le terrain : des fiches (parfois une centaine par tranchée) permettant de décrire les couches et les caractéristiques du terrain ; des carnets pour reporter les élévations et l'espace ; des croquis à l'échelle de la tranchée, actualisés quotidiennement ; enfin, une matrice de Harris, indiquant les relations chronologiques entre les différentes couches.

Avec l'iPad, John Wallrodt a pu recréer chacune de ces fonctions à l'aide d'apps disponibles sur l'App Store. FMTouch a remplacé les fiches papier en permettant aux chercheurs de saisir directement des éléments dans leurs formulaires de base de données sur iPad. L'app Pages a supplanté les carnets et leur permet non seulement de consigner leurs remarques à l'aide du clavier de l'iPad, mais également d'importer croquis et photos. Les croquis à l'échelle sont faits directement sur iPad dans iDraw. Enfin, OmniGraffle gère les complexes illustrations de la matrice.

"L'iPad a repris toutes ces fonctions à la fois et en a ajouté bien d'autres, constate avec satisfaction John Wallrodt. Du coup, nos piles de papier ont été remplacées par un appareil unique de 680 g."

La révolution iPad
Steven Ellis, qui estime que l'iPad lui a déjà fait gagner une année entière de saisie de données, envisage d'augmenter le nombre d'iPad en le portant de un à deux par tranchée. "La récupération d'informations d'une valeur inestimable à partir de nos fouilles effectuées à Pompéi est désormais incalculablement plus rapide, merveilleusement plus facile, inimaginablement plus dynamique, précisément plus exacte et solidement plus sûre", résume-t-il avec une emphase amusée.

Au-delà de la simple portée de son projet, Steven Ellis voit l'iPad comme révolutionnant le travail archéologique de terrain, une discipline vieille de trois siècles. "Il y a une génération, les ordinateurs ont permis aux chercheurs de ne plus se borner à regarder de jolies images sur les murs et d'exploiter de considérables volumes d'informations et de données, explique-t-il. C'était un extraordinaire bond en avant. Aujourd'hui, l'utilisation de l'iPad pour mener nos fouilles constitue un nouveau pas déterminant. Et je suis vraiment fier d'y prendre part."


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